Chiens Catégorisés

Chiens et enfants

 

Echelle d’agression

La façon dont un chien réagit au stress ou à une menace peut être représentée comme une série d’étapes croissantes sur une échelle. Ces signaux sont des réponses à une escalade de la menace perçue et ne sont pas l’expression d’un état de « soumission » ou de « dominance ». Le choix de la stratégie (jusqu’à la morsure ou pas) dépendra des circonstances (temps, cible, interactions, précédente expérience) et de la gravité d’une éventuelle maladie physique sous-jacente. La douleur transforme souvent une réponse de fuite (flight) en attaque (fight).

 

Ladder of agression

 

 

LES COMPORTEMENTS AGRESSIFS DU CHIEN

Une certaine dose d’agressivité peut être considérée comme normale chez un chien, surtout lorsqu’il doit défendre son territoire, lorsqu’il s’est engagé dans une compétition, lorsqu’il obéit à ses instincts prédateurs (chasse) lorsqu’il souffre et, pour une femelle. Même les agressions qui peuvent causer des blessures chez les humains (aussi regrettables soient-elles) peuvent ne pas être dues à une névrose, mais être l’expression normale d’un instinct ou d’une race.

Qu’est-ce que l’agression ?

Attaque brutale et soudaine contre un tiers sans qu’il y ait eu provocation.

Tendance fondamentale du psychisme, manifestation de l’instinct d’agression qui peut se traduire, en cas de déséquilibre, par une hostilité permanente du sujet à l’égard d’autrui. C’est le combat contre un congénère ou une espèce amie. Cette définition est très vague. Une définition plus étendue serait : toute menace contre l’équilibre psychique et physique d’un organisme. Il n’existe pas une forme d’agression mais bien des comportements agressifs différents.

Agression = Toute menace contre l’équilibre psychique et physique d’un organisme

Comment se développe un comportement agressif ?

Est-ce instinctif ?

Est-ce appris ?

Pour fabriquer un chien agressif, il faut réunir plusieurs conditions.

1. Avoir à la base un chien réactif, c’est à dire un chien qui ne s’en laisse pas conter et qui ne se met pas en soumission à la moindre occasion.

2. Lui donner des circonstances qui favorisent la montée de son agressivité.

3. Lui donner l’occasion de développer cette agressivité, ce qui s’apprend essentiellement par « essai ou erreur » (en fait : essai suivi de succès ou d’échec - erreur) : le chien réagit à une circonstance telle que la tentative de lui reprendre un os : il grogne (essai d’un comportement) : quel sera l’effet de cette menace sur la personne en face du chien ? Si la personne se retire, le chien a gagné (succès) et recommencera son comportement agressif. Si la personne saisit le chien par la peau du cou et reprend l’os, le chien a perdu (échec – erreur) et ne recommencera pas de si tôt le même comportement. Le chien recommence les comportements (essai) dont il tire un bénéfice (succès) et évite ceux qui lui donnent des échecs (erreur).Le chien apprend à être agressif. L e chien apprend à mordre. La tolérance des grognements de menace apprend au chien à devenir agressif et à mordre. C’est ainsi que se développe l’agressivité apprise ou secondaire. Il y trois degrés de gravité dans l’agression.

-Type (1) le chien menace (grogne)

-Type (2) le chien menace puis mord

-Type (3) le chien mord directement

L’agressivité apprise fait passer l’agression du type (1) au type (3). L’agressivité apprise transforme l’agressivité réactionnelle (comportement de réaction face au stress) en (mauvaise) habitude.

1- L’agression sociale

 

C’est l’agression d’un chien contre ses propriétaires, et éventuellement d’autres personnes, en raison d’un problème de hiérarchie. Le chien est trop dominant et entre conflit avec certain membre de la famille. Le comportement agressif est typique : grognements d’abord, et morsures ensuite.

L’agressivité sociale peut se transformer en agressivité apprise et s’aggraver considérablement à ce moment.

1.1-QUAND SE MANIFESTE CETTE AGRESSIVITE ?

Quand il y a compétition pour un objet, un os, une place pour se coucher, pour l’obtention d’un fauteuil ou du lit, pour l’attention d’un « parent », etc... Le chien mâle a tendance à former un couple avec la femme (dominante) et à s’opposer au mari, surtout quand le chien est avec madame et que le mari veut s’approcher de sa compagne. Le problème est toujours pire dans la chambre à coucher. La chienne, sera dominante en fonction des attentions que lui consacre l’homme (dominant) et veut refouler la femme à une bonne distance. Le problème est aggravé aux périodes des < chaleurs > de la chienne et aux moments des règles de la femme. Pour résoudre cette forme d’agression, il faut remettre le chien en bas de l’échelle hiérarchique. Il faut soumettre le chien.

1.2- COMMENT

· D’abord, il faut faire dormir le chien dans un lieu qui n’a pas de valeur sociale (garage, niche, mais hors de la chambre et pas dans un lieu de passage comme le couloir, bref dans un lieu où on ne va que rarement).

Ensuite, il faut que le chien mange après ses propriétaires et sans rien recevoir à table et dans un lieu sans valeur sociale.

Ensuite, il faut s’opposer à l’agression du chien et le faire fuir en lui jetant un soulier ou un journal à la tête, soit en se précipitant sur lui, bras écartés, la voie grave, pour lui en imposer. En somme, le comportement agressif du chien ne peut plus gagner. Si vous avez peur de ne pas savoir vous imposer au chien agressif, vous devez faire semblant de ne pas remarquer son comportement agressif. Comme cela vous n’avez pas perdu et lui n’a pas gagné. · Enfin, dernier point, quand ce qui précède a été fait, il faut mettre le chien en soumission: l’attraper par la peau du cou et le basculer sur le flanc. Quand le chien acceptera cette position, l’agressivité disparaîtra · Pour éviter les accidents (morsures) lors de manipulation du chien, on peut lui mettre une muselière. Certains chiens très agressifs doivent être traités par des médicaments, le temps de réaliser les conseils qui précèdent et de faire baisser le niveau hiérarchique du chien.

2- L’agressivité par peur

 

C’est l’agressivité d’un chien qui a peur, qui est stressé, qui est en détresse et ne sait pas fuir, qui est acculé sous une table ou sous un meuble ou dans coin de la pièce ou attaché en laisse, etc. Il a deux « distances » importantes à connaître: la « distance de fuite », celle à laquelle le chien peureux s’enfuit à votre approche et la « distance critique » celle à laquelle le chien qui ne peut plus s’enfuir attaque pour défendre son existence qu’il croit menacée. On ne peut pas chiffrer ces distances ; elles varient à chaque chien.

2.1- CARACTERISTIQUES DE L’AGRESSIVITE PAR PEUR ?

C’est souvent une morsure directe, sans grognement de menace, chez un chien que l’on veut toucher, caresser et qui ne sait pas s’enfuir. C’est un phénomène normal pour préserver son existence. Que diriez-vous si un étranger ou animal venait à votre rencontre, la main tendue pour vous toucher, ignorant votre répulsion ? Le chien réagit ainsi. L’« agressivité par peur » peut se transformer en « agressivité apprise » et s’aggraver fortement à ce moment. Quand le chien à mordu une fois, et que cela a été efficace pour faire reculer l’adversaire, il recommencera. L ‘« agressivité par peur » s’exprime quand le chien se sent menacé, que la menace soit réelle ou imaginaire. Un chien anxieux peut se sentir menacé sans que vous ne voyiez une raison à son comportement agressif. Un chien agressif anxieux apprend à attaquer avant d’être attaqué, même si personne n’avait l’intention de lui faire du mal. Le problème est dans sa tête; c’est dans ce cas un vrai problème psychiatrique.

2.2- COMMENT RESOUDRE LE PROBLEME ?

L’« agressivité par peur » d’un chien anxieux ne peut se résoudre qu’en modifiant le comportement anxieux et rarement sans médicament. Il faut savoir de quoi et quand le chien a peur (est-ce des enfants, des adultes, des autres chiens, du bruit, des manipulations, du brossage, etc. ?) et le désensibiliser à cette cause. Il faut que ce qu’il pense être un stress, devienne un plaisir. Transformer le stress en plaisir !

 

3- L’agressivité entre mâle

 

C’est l’agression d’un chien mâle contre un congénère du même sexe. Il s’agit d’une compétition pu la dominance de la hiérarchie des mâles, pour l’attention d’une personne, pour le passage à un endroit, pour un objet, un aliment ou tout simplement par « machisme ». Les chiens mâles sont des machos entre eux. Et ils le montrent. En respectant les rituels d agression de l’espèce. Cette agressivité est fortement liée aux hormones mâles. C’est pourquoi la castration la réduit. L « agressivité entre chiens mâles » peut se modifier et s’aggraver en « agressivité apprise ».

3.1- COMMENT RESOUDRE LE PROBLEME ?

En transformant le besoin de provocation du chien en comportement de jeu. Une façon facile de le faire est de lâcher le chien agressif muselé au milieu d’un groupe de chien (non agressifs) qui jouent. Bien souvent l’empêchement de mordre va se fondre dans l’envie de jouer. On peut aussi tenter de faire comprendre au chien que la présence d’un congénère est synonyme de plaisir. Comment faire ? En retirant toute attention au chien sauf en présence d’un congénère tout en punissant le comportement agressif. Une autre façon de travailler est de mettre le chien agressif sous médicament anti-agressif pour modifier sa façon de percevoir ses congénères et de réagir en leur présence.

 

4- L’agressivité entre chiennes

 

il s’agit d’une compétition pour la dominance hiérarchique. Avec en plus les problèmes liés à l’instinct maternel. Cette agressivité est fortement liée aux hormones femelles et s’aggrave en période de « chaleurs » (œstrus), c’est à dire de réceptivité sexuelle. Les solutions sont les mêmes que pour l’ « agressivité entre chiens mâles ».

 

5- L’agression du chien en laisse

 

Les chiens en laisse montrent bien souvent des comportements agressifs plus intenses. Pourquoi ? 1-Le chien attaché (au propre comme au figuré) à un propriétaire humain montre moins d’attrait social pour ses congénères. 2-Le chien attaché voit son agressivité de garde (défense du groupe) augmentée. 3-Le chien attaché est un chien acculé et les chiens acculés (quand toute fuite est impossible) montrent de l’agression par peur. 4-Le chien attaché est défendu (ou il le croit) par son propriétaire et se montre plus confiant, donc éventuellement plus agressif ; 5-Le chien attaché déplace avec lui le centre du territoire social du groupe et se montre plus dominant (dominance relative à la propriété). 6-Le chien attaché réagit à la tension de son propriétaire (et de la laisse) qui refuse le contact (langage corporel) avec un autre chien et manifeste (extériorise) ce refus par un rejet du congénère ; 7-Le chien attaché qui s’est montré agressif avec succès amplifie ce comportement « agressivité apprise » . 8-Le chien objecte (certains plus que d’autre) aux restrictions à sa liberté de mouvement; cela procure des tensions et renforce l’agression.

5.1- COMMENT RESOUDRE LE PROBLEME ?

Libérer le chien ? Oui mais…Oui, le chien libéré de sa laisse se montrera bien souvent plus sociable que le chien attaché. Mais…le problème est qu’il doit obéir au rappel. S’il obéit au rappel, c’est que l’autorité du propriétaire est suffisante et, dans ce cas, le chien n’est pas souvent agressif en laisse … ! L’initiation de l’agression de garde est laissée au chef de meute et donc au propriétaire qui possède une autorité suffisante ou à son chien dans le cas inverse. Sanctionner l’agression ? Oui, mais…Secouer le chien par la peau du cou, c’est efficace. Ou, à distance, donner une traction subite sur le collier étrangleur. Le mettre en position de soumission (en face de l’individu qu’il voulait agresser), c’est la honte ultime. Mais….Se fâcher ne fait qu’amplifier les problèmes (contagion de la colère). Frapper, également …Traiter l’ « agressivité entre chiens mâles ». Oui. Traiter l’ « agressivité par peur » (anxiété agressive) et désensibiliser et resocialiser le chien à ses congénères. Pas de recette miracle, pas de « truc » fabuleux pour résoudre la question en quelques secondes ? Eh non ! C’est toute la relation entre le propriétaire et son chien, et entre le chien et l’environnement qu’il faut observer, comprendre, revoir et corriger. Cela nécessite une consultation ! !

 

6- L’agression par irritation (douleur)

 

Les vétérinaires sont souvent confrontés à ce type d’agression « par peur ». C’est un mode de défense par rapport aux atteintes mettant en danger la liberté et l’intégrité physique et morale de l’animal. Les défenses du chien à une agression externe sont de trois types. 1. L’agression réactionnelle, défensive 2. La fuite. 3. L’inhibition Suivant le tempérament du chien, on se retrouvera en face de l’une ou de l’autre de ces modalités. Les propriétaires qui se font mordre par leur chien qu’ils brossent ou manipulent, subissent le même genre d’agression. Outre le moment de l’administration, de la frustration ou de la douleur, l’agression par irritation peu persister, tant que dure la douleur (endroit douloureux suite à un accident ou une morsure…) alors qu’il n’a plus de foyer de douleur « agression apprise ». A traiter par thérapie comportementale et médicale Dans ce syndrome, reste un élément important à traiter. En cas de douleur, l’animal peut se retourner contre celui qu’il pense être à l’origine de la douleur, de sa récidive ou de son aggravation. Le premier individu à portée de dent sera probablement le coupable qu’il le soit réellement ou pas. Les élancements douloureux n’empêchent nullement la montée de l’agressivité réactionnelle. Le fautif est alors la région douloureuse elle-même et le chien se mutile lui-même. (Cette forme d’automutilation est plus fréquente chez le chat que chez le chien).

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